Accueil
L'art japonais
La culture japonaise
L'économie japonaise
La gastronomie
La géographie du Japon
L' histoire du Japon
Le Japon aujourd'hui
Le Japon vu par les étrangers
La jeunesse japonaise
La langue
Le quotidien japonais
La religion au Japon
Le sport au Japon
Avant de partir...
A propos du site

La peinture japonaise

Les premières peintures japonaises décorent les parois de pierre des tombes des empereurs du VI ème siècle. Ce sont en fait des motifs géométriques peints de couleur ocre qui forment des compositions magiques ou des motifs animaliers. Même si ces peintures sont de style coréen, elles témoignent par certains emprunts chinois des forts liens qui unissaient le Japon avec le continent.

La peinture à l'encre de Chine

A la cour de l'empereur, au XIIème siècle, on préfère les rouleaux enluminés aux sujets profanes, alors que les samouraïs préfèrent les peintures monochromes à l'encre de Chine, d'inspiration Zen. La peinture religieuse de l'époque de Kamakura se montre légèrement plus réaliste.

La peinture Zen

C'est au cours des XII ème et XIV ème siècle donc que la peinture monochrome venue de la Chine se développe. Peu appréciée dans ce pays, la peinture monochrome de la secte méditative Zen trouve ses adeptes au Japon. Elle séduit les guerriers par sa rigueur. Les moines Zen japonais se rendent en Chine, s'initient aux techniques du lavis (sui boku ga) et rapportent plusieurs rouleaux de leurs maîtres.

L'art du portrait

Le peintre Fujiwara Takanobu (1142-1205) inaugure l'art du portrait réaliste ou Nise-e, dont son fils Fujiwara Nobuzane devient maître avec les Portraits des 36 poètes. De Fujiwara Takanobu, les portraits de Yoritomo et Shigemori sont devenus classiques pour le public français, après les descriptions enthousiastes qu’en a fait André Malraux.

L’influence occidentale

C'est en 1868 que le Japon s'ouvre à l'Occident. La peinture japonaise, nihonga, influencée d'abord par les impressionnistes, voit des peintres comme Yamamoto Kanae ou Asai Chû produire des toiles d'inspiration européenne.
Kishida Ryûsei, qui utilise les mêmes techniques, fait une série saisissante de portraits de sa fille. Après la Seconde Guerre mondiale, les expositions de Picasso, Matisse, Braque impressionnent le public japonais. Puis les oeuvres de Hans Hartung, Pierre Soulages sont une véritable révélation.
Après 1960, les oeuvres des peintres modernes japonais Munakata, Okada ou Dômoto attirent les Européens et reflètent les courants créatifs internationaux. L’abstrait, le pop'art, l'art conceptuel, l'art cinétique sont aussi des mouvements japonais qui ne se différencient pas de ceux des autres cultures. Les techniques modernes ont permis de dépasser tradition et nationalité.